Vendre un appartement loué
Deux chemins, qui n'ont ni le même calendrier, ni le même prix, ni les mêmes obligations envers le locataire.
Vendre occupé
La vente est libre : le bail se poursuit avec le nouveau propriétaire, qui reprend les lieux tels quels. Le locataire n'a pas à donner son accord et, dans ce cas, il ne dispose pas d'un droit de préemption.
L'acheteur est un investisseur : il regarde le rendement, la solidité du bail et l'historique des loyers, pas la décoration. Le prix se situe généralement en dessous de celui d'un bien libre, l'écart dépendant de la durée restante et du niveau du loyer.
Vendre libre
Il faut alors délivrer un congé pour vendre, à l'échéance du bail et dans le délai de préavis applicable. Ce congé vaut offre de vente au profit du locataire, qui bénéficie d'un droit de préemption : il est prioritaire, au prix et aux conditions indiqués.
Pourquoi ces ventes gagnent à rester discrètes
Un locataire qui découvre la vente de son logement par une annonce en ligne, photos de chez lui à l'appui, accueille rarement bien les visites. La relation se tend, les créneaux se raréfient, et la vente s'allonge.
Présenté hors marché, le bien est montré aux professionnels dont un client investit précisément sur ce profil. Peu de visites, choisies, et une information qui ne circule pas dans l'immeuble.
Vous ne toucherez pas tous les acquéreurs du marché : vous choisirez qui voit votre bien, quand, et à quelles conditions. C’est le seul arbitrage qui compte, et nous le posons avant de commencer plutôt qu’après.
Ce qu'on vous demandera
Le bail, les trois dernières quittances, le montant du dépôt de garantie, et l'état des régularisations de charges. Sans cela, aucun investisseur sérieux ne se positionne.